_____________________________________________________________________________ S o m m a i r e ___________________________________________________________________________________

Page 1 : ___ Courte présentation : Au-delà.Idéaux
_____________ Pantin désarticulé
_____________ Happy Ending
_____________ Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. - Baudelaire

Page 2 : ___ Saveur automnale
_____________ Néant
_____________ Au royaume de la création
_____________ Complaisance au malheur
_____________ La saut de la délivrance

Page 3 : ___ Paradis inanimé
_____________ L'absence
_____________ Idéaux déchus

# Posté le samedi 20 décembre 2008 16:28

Modifié le dimanche 07 juin 2009 12:56

________________________________________________________________________________________________ A u - d e l à . I d é a u x _________________________________________________________________________________________________

________________________________________________________________________________________________   A u - d e l à . I d é a u x   _________________________________________________________________________________________________





T i f f a i n e_ C.





Des photos faites avec un simple appareil bon marché





Des textes écrits avec le coeur, une plume et un encrier





La simplicité dans l'émotion.







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# Posté le lundi 08 décembre 2008 15:24

Modifié le lundi 08 décembre 2008 15:49

______________________________________________________________________________________ P a n t i n__D é s a r t i c u l é _________________________________________________________________________________

______________________________________________________________________________________ P a n t i n__D é s a r t i c u l é  _________________________________________________________________________________
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_c]Il est posé sur le lit morne et froid. Son oeil, recousu des millions de fois, pend toujours au bout d'un fil de couture bleu, lessivé par le temps. Son deuxième oeil, le droit, profondément enfoncé dans son orbite, crache un océan bleu azur dans lequel survivent des milliers de colombes aux craintes insoupçonnées. Les hirondelles ne font malheureusement pas le printemps et Dieu seul sait qu'il en a vu se succéder.
Son corps est alourdi par ses os de plomb et par l'or blanc qui coule dans ses veines, celui du désir de paix universelle. Ses vêtements, usés par le temps et les rouages de l'enfance, portent les marques de la désillusion que les hommes refusent.
Il manque à ce pantin la jambe gauche, trace d'un passé aux flammes toujours rougeoyantes. Trois meurtres à son actif.
Il est comme une bouteille à la mer bloquée à la montagne, comme un chapeau aux couleurs vives égaré en plein milieu d'un enterrement. Les sourires enfantins nouent le coeur de douleur. Son coeur à lui est cranté d'épines sombres, troué de souffrances inommables.
L'Homme approche, couteau étoilé dans les mains, nuage dans la bouche, éventre le pantin. Ce soir au dîner : salade sautée, mouton farci et pantin détruit. Rêver, tuer l'enfance et puis se réveiller les pieds sur terre et les cheveux dans les étoiles. Pantin au milieu des fleurs. Trois meurtres et un assassin à son actif.

# Posté le lundi 08 décembre 2008 15:57

Modifié le lundi 08 décembre 2008 16:14

_________________________________________________________________ H a p p y__ E n d i n g ___________________________________________________________________________

_________________________________________________________________  H a p p y__ E n d i n g  ___________________________________________________________________________
J'ai le c½ur mou, planté d'épines. La vie est une rose meurtrière. Perdu dans les méandres du labyrinthe, la peur m'assaille, prend plaisir à voir ma souffrance décupler. Pourquoi tant de haine ? Les hommes sont des chacals, les femmes des poignards aiguisés. Ô paix insolente, viens aplanir ma vie de douce chose, je ne veux vivre que d'amour et d'eau fraîche.
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Souffrance, on te dit jubilatoire, tu m'apparais totalement inconsidérée. Tu n'es qu'un néant profond qui profite des mauvaises âmes qui rôdent sur cette Terre. Malheureusement, muse indispensable à la création, tu es aussi celle qui fait de moi ce que je suis. Celle qui m'octroie cette raison de vivre. Apogée de la jouissance, mon c½ur se lâche, mon esprit se rêve d'amours excentriques et me voici libéré, prêt à affronter une fois de plus les milles et un drames qui parsèment mon avenir incertain. Parfois, j'ai peur lorsque j'arpente cette route sèche perdue en plein milieu du désert, j'attends désespérément l'oasis dont je connais l'existence quelque part sur le chemin...C'est ce que les hommes appellent l'Espérance. C'est ce qu'ils ont inventé pour moins souffrir. Tel un mouton, je n'ai pu faire autrement que de les suivre dans leur réflexion.

Bonheur, on te dit extraordinaire, d'une joie démesurée. Je ne peux te juger, jamais tu ne m'as laissé l'honneur de t'approcher, la souffrance est plus docile que toi. Douloureux regrets qui m'emplissent, tu me fais plus de mal que de bien contrairement à l'avis populaire. Puisses-tu ne plus jamais m'approcher, ou puisses-tu m'approcher de manière certaine, entrer en moi pour de bon et ne plus jamais me quitter.

Vous, humains qui peuplez cette Terre, on vous dit indispensables. Vous n'êtes à mes yeux que le reflet trop imparfait de Dieu, emplis de défauts inacceptables, je me sens beaucoup mieux lorsque je m'isole dans cette tour d'acier où seuls entrent les âmes purs des poètes encore trop méconnus. Je vous souhaite la plus tragique des morts, le destin le plus sordide qu'il existe...Vous n'êtes que des soldats cyniques qui prônez la paix et défendez l'amour...Êtres abjectes, je souhaite que vous soyez jetés dans des fosses communes qui porteraient le doux nom de « Autodestruction meurtrière ».

Joues-toi de moi et brûle mon âme. Laisse-moi m'enivrer de ce vin merveilleux. Ivresse, procure-moi l'envie, procure-moi l'oubli. Et toi, tendre vie, procure-moi la mort, lit de mousse sur coulis de chocolat, délicieuse fin. Procurez-moi tous cette éternité...


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# Posté le samedi 20 décembre 2008 15:57

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 14:32

__________________________________________________________________________ Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. - Baudelaire________________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________ Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. - Baudelaire________________________________________________________________________________

Spleen final

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Les couleurs s'estompent en un arc-en-ciel dépravé de noir et de blanc. Tout s'échappe. Les colombes perdent leurs plumes dans une orée de sang rougeâtre à moitié consommée par un temps assassin. Tout n'est qu'une douleur immense à jamais refoulée, une vie faite d'éternités gâchées.
Se résumer à tomber, s'acharner à se relever. La vie est une pomme à moitié pourrie à laquelle on goûte chaque jour et qui apporte son flot de pourritures et de délices. Chaque jour, la pourriture la gagne un peu plus jusqu'à la moelle.
Et ma pomme se retrouve assise sur un banc, face à un lac d'âmes perdues. Mon coeur se meurt au cours du temps, des évènements. Jusqu'à s'éteindre en toute indifférence au bout d'un chemin inconnu de tous, dans une tranquilité souffrante. Tout n'est qu'une illusion râtée. Tous ces "pourquoi", ces " comment". Pour comprendre que rien n'a de sens devant le seuil de la mort.
Malgré tout, on se bat avec acharnement pour pouvoir tenir, ne serait-ce qu'un infime instant, les limbes d'un Bonheur réputé impalpable. Triste but d'une vie. Inatteignable. Une fin au goût plus qu'amer.

# Posté le vendredi 26 décembre 2008 05:21

Modifié le mercredi 01 avril 2009 15:37